Comment cela aide à réparer les relations et à sécuriser la reprise du travail.
À l’issue d’une enquête pour harcèlement ou discrimination, il est souvent difficile pour les personnes impliquées de continuer à travailler ensemble. Pour les aider à dépasser ce choc, Plein Sens propose un accompagnement en médiation restaurative : un espace de dialogue confidentiel sécurisé par un tiers, permettant à chacun d’exprimer ce qu’il a vécu, d’entendre l’autre et de reconstruire les conditions d’une collaboration sereine.
Une démarche inspirée du judiciaire
Dans le domaine pénal, la justice restaurative est proposée pour permettre la reconstruction des victimes et la responsabilisation des auteurs d’infractions. Plusieurs approches sont possibles, parmi lesquelles la médiation restaurative vise à faire dialoguer la victime et l’auteur d’une même infraction pour que chacun exprime son vécu des faits et de leurs conséquences.
Au sens large, la médiation consiste en un espace de dialogue sécurisé par la présence d’un tiers neutre et impartial, garantissant une égalité de parole entre toutes les parties, quel que soit leur statut.
Plein Sens s’inspire de ces principes pour proposer un accompagnement adapté au monde du travail, afin d’aider les personnes à dépasser l’événement traumatique qu’est l’enquête harcèlement.
Pourquoi intervenir post-enquête
Une enquête marque durablement les individus comme le collectif. Par nature, elle divise et cristallise les positions : « personne signalante », « personne mise en cause », « témoins ». Elle cherche à caractériser des faits et aboutit à un arbitrage de l’employeur.
Quelle que soit son issue, elle laisse souvent un sentiment d’injustice. Les situations les plus difficiles sont d’ailleurs celles où l’enquête ne révèle pas de harcèlement avéré : chacun se sent lésé « je n’ai pas été reconnu comme victime », « j’ai été mis en cause à tort ». Pourtant, le travail est censé reprendre son cours.
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La médiation restaurative cherche à réparer le lien entre les personnes impliquées, pour favoriser la reprise de leur collaboration professionnelle dans de bonnes conditions. Son enjeu est double : curatif, pour dépasser le choc de l’enquête, et préventif, pour éviter que les situations à l’origine du signalement se reproduisent.
Plus la médiation est proposée rapidement après l’enquête, plus elle a de chances d’aboutir. Trop tardive, elle se heurte à des positions déjà figées dans un contexte qui évolue parfois en contentieux.
Conditions de mise en place et déroulé d’une médiation restaurative
À l’issue d’une enquête, chacune des parties peut être amenée à quitter l’entreprise, en lien avec une sanction ou la volonté de mettre les événements derrière soi. La médiation restaurative au travail ne peut être proposée que si les personnes impliquées restent en poste ; autrement, elles peuvent avoir recours à d’autres canaux (associations, organismes de santé, justice).
La médiation repose toujours sur le volontariat de l’ensemble des parties et la stricte confidentialité des échanges. Le médiateur garantit la sécurité du cadre et la méthode, sans jugement ni arbitrage sur le fond. Il évalue d’abord si les conditions sont réunies au cours d’entretiens individuels avec les personnes concernées. Des rencontres de médiation sont ensuite proposées, de préférence en présentiel et dans un lieu neutre, si possible hors entreprise. Selon les besoins, le dispositif peut prévoir une co animation par un médiateur certifié et un psychologue du travail, psychologue clinicien ou médecin du travail.
La médiation restaurative peut s’envisager en deux temps : d’abord un appui au dialogue entre les personnes concernées par l’enquête, puis un élargissement au reste de l’équipe pour permettre la reconstruction du collectif de travail. Dans les deux cas, il s’agit d’un exercice d’empathie à travers l’expression réciproque des émotions et des vécus. La médiation vise à expliciter les malentendus, faire évoluer les positions figées et élaborer des solutions communes, jamais à refaire l’enquête.
La médiation se clôt par un retour au commanditaire dans le respect de la confidentialité, et un éventuel passage de relais vers d’autres actions, cette fois organisationnelles.
Restaurer le lien grâce à l’écoute et au dialogue
Lorsque l’enquête a été réalisée par Plein Sens, l’accompagnement en médiation reste possible et même recommandé, mais sera alors confié à une équipe distincte, condition sine qua non pour séparer les dispositifs et préserver la neutralité du tiers.
La force de la médiation restaurative repose sur la posture du médiateur, qui n’intervient en aucun cas sur le fond du litige. Chez Plein Sens, nous considérons que les personnes sont capables de trouver leurs propres solutions et qu’elles ont avant tout besoin d’être soutenues et sécurisées dans le processus de dialogue.
Pour contact :
Mayalen Hauet, hauet@pleinsens.fr
Eric Molière, moliere@pleinsens.fr
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